Text Box: CNAH
Confédération Nationale des Assistants des Hôpitaux
Président : Dr Jean-Marie FARNOS
FNASF
Fédération Nationale des Associations de Sages-Femmes
Présidente : Mme MASCART
FPS
Fédération des Praticiens de Santé
Président : DR J. AMHIS
SMEP
Syndicat des Médecins Exerçant en Milieu Pénitentiaire
Président : Dr X. MOREAU
SNAMU
Syndicat National SAMU
Président : Dr M. GIROUD
SNHG
Syndicat National des Hôpitaux Généraux
Président : Dr A. JACOB
SNHU
Syndicat National des
 Hospitalo-Universitaires
Président : Dr P. FERNET
SNOHP
Syndicat National des Odontologistes des Hôpitaux Publics
Président : Dr E. GERARD
SNPEH
Synidcat National des Pédiatres des Etablissements Hospitaliers
Président : Dr P. TALON
SNPH-CHU
Syndicat National des PH de CHU
Président : Dr J.M. BADET
SNPHAR
Syndicat National des PH Anesthésites Réanimateurs
Président : Dr D.REA
SPEP
Syndicat des Psychiatres d’Exercice Public
Président : Dr E. MALAPERT
SYNPREFH
Syndicat National des Pharmaciens des Etablissements Publics de Santé
Présidente : Mme A. DEVELAY

                                                          

                                                          

 

 

CONFERENCE DE PRESSE

Lundi 4 avril 2005

 

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

 

 

Je suis contente, au nom de l’INPH, de vous accueillir. La première question que je pose :

« Avez-vous des nouvelles du Ministre de la Santé . Y a-t-il un Ministre de la Santé ? »

Cela est pour dire qu’il n’y a à ce jour ni concertation, ni négociation, ni même d’information de sa part.

 

L’hôpital décidément n’intéresse  pas  Monsieur DOUSTE-BLAZY, c’est dommage. Face à ce constat, nous sommes mobilisés pour faire échec aux basse manœuvres de la 25ème heure (comme celle de la signature de la semaine passée).

 

Nous sommes mobilisés car l’image que le Ministre de la Santé a du dialogue social est celle du siècle passé, c’est-à-dire, s’apparente à un échange mondain bien loin de nos réalités et de nos difficultés quotidiennes.

 

 

 

L’INPH n’a pas l’intention de changer mais plutôt de s’adapter.  Ce qui veut dire :

Nous vous avons demandé de venir aujourd’hui car la signature de jeudi entre les Pouvoirs Publics et un syndicat, voire un syndicat et demi de praticiens (je veux parler du SNAM-HP) qui  comprend plus de la moitié de ses membres comme hospitalo-universitaires et non pas comme praticiens hospitaliers directement concernés par cette signature).

Cette signature est largement minotaire sur un sujet aussi important ; cela est non seulement scandaleux sur la forme, mais inadapté sur le fond. En clair, il restera ce qu’il est « un petit accord entre petits amis ». Tout est laissé en suspens ! Rien n’est réglé et l’INPH  compte mettre en œuvre plusieurs moyens pour mobiliser le monde hospitalier :

 

1)  Des réunions régionales sont d’ores et déjà programmées dans le mois pour informer, sensibiliser et mobiliser

            . le 2 avril à Avignon,

            . le 7 avril à Lille

            . le 11 avril à Nancy

            . le 12 avril à Nantes

            . le 13 avril à Rennes

            . le 15 avril à Montfermeil

            . le 19 avril à Dijon

            . le 20 ou 21 avril à Bastia

            . le 3 mai à Lyon

            . le 6 ou le 9 mai à Marseille

            . le 11 mai à La Rochelle

            . le 12 mai à Orléans

            . le 19 mai à Montpellier

 

2) Un préavis de grève est d’ores et déjà acté dans le principe ; la date en sera fixée dans les jours qui viennent en fonction de l’attitude des Pouvoirs Publics ; par exemple, notamment par l’ouverture ou non des négociations.

 

3) Un colloque national de l’INPH aura lieu le 18 mai à Paris à l’hôpital Sainte Anne  qui ne manquera pas d’ordre du jour à commencer par le dépouillement de notre enquête sur l’attractivité  du statut. Ce jour, 2 187 réponses.

 

4) Dès cette semaine,  en ma qualité de présidente de l’INPH, je vais avoir l’honneur  d’interpeller directement Monsieur le Président de la République dont les principes sur la fracture sociale et l’attachement sans cesse répété pour un service public de santé ne semble pas jusqu’à ce jour sortir en dehors du Palais de l’Elysée.

 

Egal accès au soin, et lutte contre la misère sociale dans les propos à l’Elysée, se traduit avenue de Ségur par paupérisation et liquidation de l’hôpital et de ses personnels au fins d’une privatisation «  à bon compte ».

 

Aucun vrai problème  n’est réglé, rien sur la démographie médicale tant hospitalière et plus particulièrement dans les spécialités pénuriques (psychiatrie, chirurgie) que sur les déserts médicaux, rien sur la permanence de soins où l’on crée trois systèmes cloisonnés : libéraux, urgences hospitalières et services hospitaliers au lieu de réaffirmer le principe d’une régulation unique associant Centre 15 – généralistes -  urgentistes hospitaliers, rien sur les retraites (aucun échéancier), rien sur la chirurgie hospitalière (les chirurgiens sont toujours prêts à s’exiler), ni sur la psychiatrie (saturée, prête à exploser). On peut reparler de Pau et des promesses du Ministre….

 

Bref, aucun calendrier sérieux pour prendre à bras le corps tous ces problèmes.

 

Je vous rappelle nos axes prioritaires définis le 5 janvier dernier

·        Vers un statut unique temps plein – temps partiel,

·        Mise en place des valences statutaires : valorisation de la compétence dans des missions spécifiques en toute indépendance professionnelle et dans la transparence la plus totale,

·        permanence des soins : harmonisation  public – privé (transparence), homogénéisation des définitions et des répartitions,

·                     retraite

·  formation médicale continue. La FMC ne doit pas être déconnectée de l’EPP et son financement doit être revu en conséquence.

 

On l’a compris la réforme hospitalière ambitieuse n’est  pas à l’ordre du jour de ce gouvernement. Notre inquiétude fait tâche d’huile et atteint aujourd’hui les plus jeunes d’entre nous, puisque les étudiants en médecine sont en grève mercredi.

 

Quand la santé n’est traitée qu’en fonction de la météo, quand la recherche est malmenée, quand les étudiants sont bousculés, quand la permanence des soins est entravée, quand les comptes publiés par la CADES ressortent comme aggravés après la première évaluation de la réforme de l’assurance maladie de Monsieur DOUSTE-BLAZY (cades.fr), quand la T2A a du plomb dans l’aile et le sous-financement des hôpitaux avéré, tous les ingrédients d’une révolte sont réunis. Pour autant, l’INPH recherchera avec ce gouvernement ou plus certainement avec le suivant, avec calme et détermination, à faire avancer la grande idée d’un service de santé cohérent, mixte et performant.

 

En conclusion, pour l’INPH, rien n’a été fait ce jour pour la rénovation du statut de praticien hospitalier adapté à l’hôpital du XXIème siècle. Rien n’est réglé en dépit de l’abondant courrier que Monsieur DOUSTE-BLAZY a cru bon d’envoyer directement aux praticiens hospitaliers et dont on sait qu’il lui est retourné en masse assorti de commentaires dont les plus softs sont « lu et non approuvé ».

 

Pour terminer par une note positive, j’ai le plaisir de vous informer que le syndicat de praticiens de Polynésie française, dont le Président est chirurgien, vient d’adhérer officiellement à l’INPH se reconnaissant dans notre démarche constructive.

 

Nous reviendrons sur cette non-signature avec l’ensemble des  présidents des différents syndicats constituant l’INPH, pour vous dire que :

 

1)                 la  méthode est en-dessous de tout,

2)                 les propositions sont insuffisantes et peu rassurantes

3) la date n’a rien à voir avec le processus mais comme beaucoup de Français, la morosité nous envahit et c’est avec regret mais détermination que nous avons dit NON

 

 

 

 

 

Docteur Rachel BOCHER

Présidente de l’INPH