COMMUNIQUÉ :
élections syndicales
2005
POUR RETABLIR UNE VERITE
Les
résultats des élections syndicales de la santé hospitalière publique sont
tombés.
Au
terme d’une campagne active pendant laquelle l’INPH a réussi son pari de se
tenir à l’écart des petites phrases assassines
et des manoeuvres ou alliances surprenantes - qui probablement n’y
survivront pas - , les chiffres sont sans appel : l’INPH arrive en tête.
Aujourd’hui
la campagne est terminée !
Les
faits sont têtus et même s’ils peuvent être interprétés par les uns ou par les
autres, en fonction des alliances de circonstance - source de désillusion -,
l’INPH arrive en tête et continue à occuper la place la plus difficile qui soit
: la première.
Est
ce pour autant une fin en soi ? A
l’évidence c’est une nouvelle page blanche qui s’ouvre pour le monde
hospitalier qui devra bien demain oublier nombre de dérapages.
On
constate ici ou là une tentation des uns ou des autres à crier victoire pour
masquer un repli voire un échec de stratégie ou de résultat.
Là où l’INPH était présente, seule en compétition avec tous les autres,
dans le cadre des élections pour la représentativité des praticiens
hospitaliers temps pleins (30000) nous nous réjouissons du score qui confirme
notre leader ship notamment en Pharmacie, ou en anésthesie comme notre
formidable progression en médecine et en Psychiatrie.
Là
où l’INPH avait fait le choix de ne pas présenter de liste comme la radiologie,
le message est bien passé et la seule liste présente reste une liste mi-chèvre
mi-choux qui a suscité l’abstention de plus des deux tiers des praticiens
concernés.
Voilà pourquoi il convient de clarifier ces résultats en
rappelant que seuls les personnels relevant du statut de praticiens hospitaliers étaient concernés par ces listes (les
personnels hospitalo-universitaires par exemple relevant d’autres listes et
relevant d’une grille de lecture à part). Pour autant la lecture des résultats
propres procurent bien des surprises )
Nous appelons les personnels représentant les temps partiels (6000) à s’unir au débat qui s’ouvre aujourd’hui pour une amélioration de leur propre statut. C’est déjà chose faite en Psychiatrie et en Chirurgie.
Reste l’espace qui nous procure une marge de progressivité comme
par exemple en biologie où si l’INPH retrouve ses scores habituels , nous
pouvons légitimement espérer faire encore mieux lors des prochaines échéances.
Le résultat des ces élections reste le fruit d’un travail
collectif de terrain.
Cette première place n’occultera pas à l’avenir pour l’iNPH
la volonté de faire aboutir nos légitimes revendications pour l’hôpital public,
notamment en matière de statut des praticiens hospitaliers dans lesquels se
trouvent naturellement inclus – pourquoi en serait il autrement – les
chirurgiens.
L’INPH met en garde celles et ceux qui seraient tentés par
un baroud d’honneur qui ferait le lit d’une division stérile et bien entendu la
joie de ceux qui rêvent d’un paysage syndical morcellé.
Le malaise dans nos hôpitaux est tel que nous avons besoin
de toutes les énergies et de toutes les compétences.
Le résultat de ces élections montrent à l’évidence cette
urgente nécessité de fédérer.
La déception des uns doit laisser la place à la réflexion et
à l’unité.
Telle est
aujourd’hui comme hier la volonté de tous les syndicats qui composent
l’INPH. Sa première place lui impose cet engagement que je veillerai à mettre
en oeuvre.
En son nom j’appelle au renouveau du dialogue social,
message entendu, reconnu et attendu sur le terrain, dans tous les départements
que j’ai parcourus pendant cette campagne – fatigante mais passionnante.
En son nom également je remercie celles et ceux qui ont bien
voulu se reconnaître dans notre démarche, faite de sérénité et de
détermination, en se portant sur nos listes.
Maintenant au travail !
Docteur Rachel
BOCHER
Présidente de l’INPH