Ministère des solidarités, de la santé et de la famille

 

 

DIRECTION DE L'HOSPITALISATION

ET DE L'ORGANISATION DES SOINS

 

Sous-direction des affaires financières      

 

Bureau du financement de l’hospitalisation

publique et des activités spécifiques de soins

pour les personnes âgées (F2)

 

DHOS / F2 / N°

Personne chargée du dossier :

Marcelle Féniès

marcelle.fenies@sante.gouv.fr                            

Téléphone : 01 40 56 43 73                                                                                                                

Télécopie : 01 40 56 50 10

 

Sous direction de l’organisation

du système de soins

 

 

DIRECTION DE LA SECURITE SOCIALE

 

Sous-direction du financement

du système de soin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Ministre des solidarités, de la santé

et de la famille

 

à

 

Mesdames et Messieurs les Directeurs des agences régionales de l'hospitalisation (pour mise en œuvre)

 

Madame et Messieurs les Préfets de régions

Directions régionales des affaires sanitaires et sociales (pour information)

 

Mesdames et Messieurs les Préfets de départements

Directions départementales des affaires

sanitaires et sociales (pour information)

 

 

 

 

Circulaire N° DHOS-F-O/DSS-1A/2005/              du 2005 relative à la campagne tarifaire 2005 des établissements de santé antérieurement financés par dotation globale

 

Date d'application : Immédiate

NOR :

Grille de classement :

 

Résumé : Fixation des ressources d’assurance maladie des établissements de santé antérieurement financés par dotation globale

 

Mots clés : établissements de santé antérieurement financés par dotation globale - tarification à l’activité – dotation annuelle complémentaire – dotation de financement des missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation – dotation annuelle de financement

 

Textes de références :

¡         Code de la sécurité sociale, notamment les articles L.162-22-6, L.162-22-10, R.162-32 et suivants et R.162-42 et suivants ;

¡         Articles 17 et 63 de la loi n°2004-1370 du 20 décembre 2004 de financement de la sécurité sociale pour 2005 ;

¡         Décret n°2004-1539 du 30 décembre 2004 relatif aux objectifs de dépenses des établissements de santé ainsi qu’à la fixation de leurs ressources financées par l’assurance maladie, notamment l’article 7 ;

¡         Décret n°2005-30 du 14 janvier 2005 relatif au budget des établissements de santé ;

¡         Arrêté du 31 janvier 2005 relatif à la classification et à la prise en charge des prestations d’hospitalisation pour les activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie et pris en application de l’article L.162-22-6 du code de la sécurité sociale.

 

Annexes :

¡         Annexe 1 : Dotations régionales des DAF

¡         Annexe II : Dotations régionales de financement des MIGAC

¡         Annexe III : Dotations régionales des DAC

¡         Annexe IV : Tarifs et forfaits annuels

¡         Annexe V : Liste des médicaments financés en sus des tarifs

¡         Annexe VI : Liste des dispositifs médicaux financés en sus des tarifs

¡         Annexe VII : Liste des missions d’intérêt général

¡         Annexe VIII : Modalités de valorisation des MIGAC

¡         Annexe IX : Modalités de fixation des MERRI

¡         Annexe X : Adaptation du cadre budgétaire et comptable

¡         Annexe XI : Présentation des plans de santé publique

 

 

 

 

 

 

La nouvelle étape de la réforme du mode de financement des établissements de santé engagée au 1er janvier 2005 se traduit par un changement fondamental dans la gestion de la campagne budgétaire : les dépenses d’assurance maladie couvrant les frais d’hospitalisation dans les établissements de santé sont désormais suivies dans le cadre de quatre objectifs distincts dont deux sont communs aux établissements de court séjour quel que soit leur statut : public, privé participant au service public hospitalier, privé à but non lucratif antérieurement sous dotation globale et privé à but non lucratif ou commercial antérieurement sous Objectif quantifié national (OQN). Ces deux objectifs communs représentent près des ¾ du montant total des objectifs concernant les établissements de santé. Dès 2005, les principales modalités de financement qui découlent de la tarification à l’activité sont appliquées à l’ensemble des deux secteurs antérieurement sous dotation globale et antérieurement sous OQN : une facturation à l’activité sur la base de tarifs d’hospitalisation nationaux par séjour, une facturation de consommations de médicaments et dispositifs médicaux sur des tarifs de responsabilité et des financements complémentaires forfaitaires auxquels s’ajoute éventuellement une dotation pour les missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (MIGAC). Toutefois le rapprochement complet des modalités de financement ne peut être atteint qu’à l’issue de la période de transition et la campagne budgétaire présente encore en 2005 des caractéristiques très distinctes entre les deux secteurs. Les activités non encore tarifées à l’activité (psychiatrie, soins de suite et de rééducation… ) restent retracées dans des objectifs distincts, chaque secteur conservant ses modalités propres de tarification dans le cadre d’objectifs rénovés.

 


 

L’entrée en vigueur au 1er janvier 2005 de la disposition mettant fin à la notion de « dépenses hospitalières encadrées » pour les établissements antérieurement sous dotation globale modifie radicalement pour ce secteur les conditions de la campagne en inversant la logique de la construction budgétaire qui doit désormais reposer sur l’évolution des recettes et non plus sur l’autorisation de dépenses. La campagne budgétaire pour 2005 représente une évolution considérable, tant en ce qui concerne les modalités de détermination des ressources que les procédures budgétaires, qui nécessite des retraitements très complexes pour parvenir à la construction des nouvelles bases que ce soit au niveau national, régional ou au niveau de l’établissement. La place très importante de cette phase de « reconstruction » et les modalités encore différentes de la période de transition expliquent que la campagne soit présentée séparément en 2005. La présente circulaire vous expose donc les modalités de gestion de la campagne budgétaire relatives au secteur antérieurement financé par dotation globale et vous notifie les dotations régionales correspondant aux nouvelles dotations qu’ils vous appartient de fixer pour ce secteur.

 

I. Les objectifs de dépenses d’assurance maladie

 

1.1 La définition des objectifs

 

Les dépenses des établissements sanitaires à la charge de l’assurance maladie doivent à partir du 1er janvier 2005 respecter des objectifs nationaux décomposés selon la nature de l’activité et non plus selon le statut de l’établissement. Les dépenses des établissements antérieurement sous dotation globale sont retracées dans trois objectifs :

 

a)      Deux objectifs communs aux deux secteurs public et privé

 

Les dépenses d’assurance maladie correspondant aux activités de court séjour MCO des établissements publics et privés sont suivies dans les deux objectifs suivants :

- Un objectif des dépenses d’assurance maladie commun aux activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (ODMCO), comprenant également les activités d’alternative à la dialyse en centre et d’hospitalisation à domicile, exercées par les établissements mentionnés à l’article L 162-22-6 du code de la sécurité sociale.

- Une dotation nationale de financement des missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (MIGAC) des établissements mentionnés aux a, b, c et d de l’article L.162-22-6 du CSS.

Seules les activités de court-séjour d’établissements expressément exclus de la tarification à l’activité par la loi ne sont pas intégrées dans ces objectifs : il s’agit des hôpitaux locaux, de l’établissement public national de Fresnes, du service de santé des armées, de l’Institution nationale des invalides, des établissements de santé de Mayotte et Saint-Pierre et Miquelon et temporairement des établissements de santé antérieurement financés par dotation globale de Guyane.

 

b)      Un objectif propre au secteur anciennement sous dotation globale

 

L’objectif des dépenses d’assurance maladie mentionné à l’article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale est constitué des dépenses d’assurance maladie correspondant aux activités de psychiatrie, de soins de suite ou de réadaptation, des unités de soins de longue durée des établissements antérieurement sous dotation globale et de celles des établissements expressément exclus de la tarification à l’activité cités ci-dessus.


 

1.2.    La détermination des bases

 

Elle comprend plusieurs étapes successives : la décomposition de la base unique précédemment fixée en dépenses encadrées, la recomposition des nouvelles bases et leur conversion en dépenses d’assurance maladie.

 

A La décomposition de la base

 

La fixation des objectifs nationaux en 2005 a d’abord nécessité de déterminer les bases des nouveaux objectifs en décomposant les dépenses globales en fonction de la nature de l’activité. Ce travail a été effectué notamment à partir de deux sources principales d’informations relatives aux établissements de santé :

 

Le retraitement comptable de l’exercice 2003 :

Les données issues du retraitement comptable mis en place dans le cadre du programme médicalisé du système d’information (PMSI) des établissements exerçant une activité de court-séjour permettent une répartition des dépenses de chaque établissement entre les différentes activités (MCO, HAD, SSR, psychiatrie, autres activités). Certaines dépenses correspondent exactement aux activités définies dans le cadre de la réforme de la tarification (MCO, HAD, SSR, psychiatrie), tandis que d’autres doivent être reclassées en fonction de la liste des missions d’intérêt général et d’aides à la contractualisation (MIGAC).

 

La liste des Missions d’intérêt général est définie par décret, un arrêté dont le projet est joint en annexe VII précisant les structures ou activités correspondant à ces missions. Les montants retenus pour les différentes activités classées en MIG ou en AC sont les montants déclarés par les établissements à l’exception de quelques missions telles que les équipes mobiles de soins palliatifs et les SMUR

 

L’outil ARBUST :

Cet outil a complété le retraitement comptable de 2003 en permettant de tenir compte des évolutions propres à la campagne budgétaire de 2004. Il vous a été demandé de classer les mesures nouvelles de 2004 selon les différentes activités avec un détail suffisant pour procéder à la détermination de la part MIGAC. L’outil a fourni également les données d’activité des trois premiers trimestres 2004 qui, extrapolées sur l’année entière, ont permis de déterminer le sous ensemble correspondant à la base des médicaments et dispositifs médicaux facturés en sus des prestations d’hospitalisation.

 

Des enquêtes complémentaires :

Des enquêtes complémentaires ont été nécessaires notamment pour la constitution des bases « aides à la contractualisation »(AC) de la base « MIGAC ».

 

L’utilisation conjointe de ces sources d’information a permis de répartir les dépenses hospitalières de 2004 selon la nature de l’activité : Court-séjour MCO, HAD, SSR, psychiatrie, MIGAC spécifiques.

 

B La détermination des bases des nouveaux objectifs

 

La décomposition décrite précédemment n’est pas suffisante pour répartir au sein des dépenses des établissements exerçant des activités de MCO les bases des objectifs « ODMCO » et « MIGAC ».

 

En effet, une fraction des dépenses de MCO correspond aux dépenses des missions d’enseignement, de recherche, de référence et d’innovation (MERRI) de certains établissements qui ne peuvent être identifiées spécifiquement. Ces dépenses ayant été évaluées à 2,3 milliards d’euros, ce même montant a donc été prélevé sur la base MCO des établissements concernés pour être transféré dans la base de la dotation « MIGAC » de ces mêmes établissements. A l’issue des travaux menés en 2004 pour identifier le coût des missions d’intérêt général afin d’obtenir une meilleur adéquation entre les montants allouées forfaitairement et les services rendus, et en concertation avec les partenaires, il a été décidé d’allouer les MERRI sur la base d’un taux segmenté en un socle fixe et un taux variable apprécié à partir des missions effectivement développées. Vous trouverez en annexe IX une fiche précisant les modalités retenues pour effectuer la répartition des « MERRI » entre les établissements concernés.

 

Sur la base des travaux d’identification des missions d’intérêt général décrits ci-dessus, le montant des moyens affectés à ces missions a été fixé à environ 3,6 milliards d’euros en dépenses d’assurance maladie.

 

Les aides à la contractualisation correspondent essentiellement à la mise en œuvre de priorités régionales d’organisation sanitaire ou d’amélioration de la qualité des soins. Leur base a été constituée des éléments suivants :

-  les surcoûts d’investissement du plan Hôpital 2007 ;

-  les surcoûts d’investissement correspondant aux engagements des contrats d’objectifs et de moyens souscrits antérieurement à l’entrée en vigueur de la réforme du financement ;

-  les surcoûts d’investissement hors de proportion avec une charge d’investissement courant ;

-  les mesures en faveur du recrutement des postes médicaux prioritaires et des primes multi-établissement.

 

Par ailleurs, les montants de crédits reconnus disponibles au niveau régional ont été comptabilisés dans la base « AC ». Au total, le montant national affecté aux aides à la contractualisation s’élève à un peu plus de 600 millions d’euros.

 

Le retraitement des crédits disponibles au niveau national en fonction de leur utilisation prévue en 2005 a permis d’achever la répartition des dépenses entre les différents nouveaux objectifs.

 

A l’issue de ces opérations la dotation hospitalière unique peut être répartie entre les trois nouveaux objectifs : ODMCO, MIGAC et ODAM

 

C La conversion des dépenses encadrées en dépenses assurance maladie

 

Pour établir la base en dépenses d’assurance maladie des nouveaux objectifs, il convient d’une part de respecter le rapport entre les dépenses hospitalières encadrées et l’objectif des dépenses d’assurance maladie correspondant au respect de l’objectif national en 2004 et d’autre part de tenir compte des différents taux moyens constatés selon les disciplines pratiquées. L’objectif des dépenses d’assurance maladie en 2004 représentait 93% en métropole et 93,6% dans les DOM du montant total de l’objectif des dépenses hospitalières encadrées.

 

 

 

A partir du retraitement comptable de l’exercice 2003 et de l’exploitation des données de la campagne 2004 (à savoir les modifications du montant du forfait journalier - augmentation en court séjour et soins de suite et diminution en psychiatrie - et les modifications des règles d’exonération des actes liés à une hospitalisation égale ou supérieure à K50), il a pu être déterminé un taux moyen de prise en charge par activité (MCO, HAD, SSR et psychiatrie), par région et par établissement. Les taux de prise en charge ainsi calculés ont dû être recalés sur le taux national, compte tenu de l’important dépassement des dépenses d’assurance maladie par rapport à l’objectif fixé constaté en 2004. Dans l’attente des résultats des enquêtes en cours sur les causes du dépassement, le recalage sur le taux national s’est fait par réfaction d’un pourcentage identique sur les taux de prise en charge de chaque région et de chaque établissement. Ces taux sont ensuite appliqués aux dépenses 2004 précédemment constituées, pour obtenir la ventilation par sous enveloppe des dépenses d'assurance maladie. Les taux de conversion moyens nationaux sont les suivants :

 

-         pour la métropole : 92,05% pour les MIGAC, 94,52% pour l’ODAM et 92,48% pour l’ODMCO ;

-         pour les DOM : 92,56% pour les MIGAC, 96,61% pour l’ODAM et 92,93% pour l’ODMCO.

 

1.3. L’évolution des dépenses d’assurance maladie

 

L’augmentation des dépenses d’assurance maladie pour le secteur antérieurement financé par dotation globale (hors unités de soins de longue durée) a été fixée globalement à +3,64% en métropole et à +6% dans les départements d’outre-mer. Pour la métropole cette évolution est ramenée à 3,62% compte tenu d’un prélèvement de 10,4 millions d’euros en faveur de la dotation nationale des réseaux.

Ce taux d’évolution doit permettre de respecter le plan de retour à l'équilibre de l'assurance maladie, conformément aux dispositions de la loi du 13 août 2004. La construction des objectifs nationaux a pris en compte les principales mesures suivantes :

 

Les dépenses relatives au personnel

 

Les dépenses de personnel devraient progresser en 2005 d’un peu plus de 2 %, compte tenu des revalorisations salariales décidées ou prévues, de l’amélioration des carrières résultant des accords de 2000-2001 pour les filières de la fonction publique hospitalière ou de 2003 pour les praticiens attachés ou en cours de négociation en ce qui concerne les praticiens hospitaliers , de l’augmentation d’un certain nombre de cotisations sociales liées notamment à la mise en œuvre de la réforme des retraites et de la dernière tranche des mesures accompagnant la réduction du temps de travail des praticiens hospitaliers et de l’intégration des gardes dans leur temps de travail.

 

Les dépenses à caractère hôtelier ou général

 

L’inflation a été prise en compte dans la construction des objectifs sur la base d’une progression des dépenses à caractère hôtelier ou général de 1,5%.

 

Les programmes de santé publique

 

Les programmes de santé publique annoncés dont les grands plans relatifs à la lutte contre le cancer, l’amélioration des urgences, la lutte contre les maladies rares, l’amélioration de la prise en charge périnatale, ou en voie de l’être comme le plan en faveur de la santé mentale doivent être mis en œuvre en 2005 conformément aux objectifs prévus.

 

Toutefois compte tenu des délais nécessaires notamment pour le recrutement des personnels concernés, 70% de l’enveloppe correspondant à la réalisation de ces objectifs vous sont notifiés en 2005, à l’exception du plan cancer qui reste doté de la totalité de l’enveloppe prévue.

Ces moyens permettent aux établissements de procéder aux recrutements à partir du deuxième trimestre 2005. L’extension en année pleine du financement de ces mesures interviendra en 2006. Il vous appartient de mettre en œuvre les différentes mesures de chaque plan en fonction de l’appréciation que vous portez sur les priorités au sein de votre région, tout en veillant à ce que chacune d’entre elles fasse l’objet d’une application effective à la fin de l’année 2005. Je vous rappelle en particulier que la mise aux normes des établissements autorisés pour les activités d’obstétrique, de néonatalogie et de réanimation néonatale revêt un caractère prioritaire, compte tenu des délais réglementaires. Au total l’assurance maladie devrait financer près de 275 millions d’euros en 2005.

 

Les surcoûts d’investissement

 

La relance de l’investissement hospitalier grâce au plan Hôpital 2007 permet d’accompagner les priorités sanitaires nationales (cancer, urgences et périnatalité) et toutes les autres priorités de santé publiques, telles que la prise en charge des personnes âgées ou la psychiatrie. La tranche 2005 de l’accompagnement en fonction des opérations sera, comme en 2004, de l’ordre de 90 millions d’euros.

 

Les provisions

 

La construction des objectifs prévoit un certain nombre de provisions destinées à faire face à divers aléas dont l’augmentation des dépenses de médicaments ou dispositifs facturés en sus des tarifs ou une augmentation d’activité.

 

Les économies sur les achats

 

Dans le cadre du plan de retour à l’équilibre de l’assurance maladie, un objectif global d’économies de 850 millions d’euros à l’horizon 2007, établi sur la base des travaux de la DHOS et de la mission d’expertise et d’audit hospitalier (MEAH), a été assigné aux établissements de santé. Pour atteindre cet objectif, la lettre ministérielle du 21 octobre 2004 vous a demandé de mobiliser sans délai l’ensemble des établissements sur la nécessité d’optimiser l’organisation de la fonction achats. Le même texte a fixé un premier objectif de 150 M€ d’économies pour l’année 2005, sur le champ des établissements antérieurement sous dotation globale.

 

La présente circulaire répartit cet objectif entre régions, sur la base du poids respectif de chaque région dans le total des achats hospitaliers, ventilé par grandes catégories d’achats, estimé à partir des données comptables. A chaque catégorie de biens ou de services a été affecté un taux d’économies à atteindre, fixé par référence aux travaux de la DHOS et de la MEAH. Comme la lettre ministérielle du 21 octobre vous l’a indiqué, vous avez la possibilité de moduler l’objectif de chaque établissement en fonction du niveau de performance de chacun en matière d’achats. Vous demanderez à chaque établissement de proposer un plan d’action, comportant le détail des économies à réaliser ainsi que les modalités de suivi. J’appelle en effet votre attention sur la nécessité de mesurer précisément les résultats obtenus afin de permettre aux établissements de bénéficier, en 2006, de l’intéressement qui représentera, en moyenne, 29% des économies réalisées (soit 250 M€ sur les 850 M€ d’économies attendues en 2007). Vous aurez la possibilité de moduler le taux d’intéressement en fonction de la difficulté relative de l’effort exigé des établissements.

 

Le dispositif d’appui de la MEAH est d’ores et déjà en place et les établissements qui se sont portés volontaires vont très prochainement bénéficier des prestations d’audit et de conseil qui leur permettront d’identifier les forces et faiblesses de leur organisation en matière d’achats et les moyens de l’optimiser.

 

Je vous demande de veiller à ce que l’effort demandé soit effectivement conduit par les établissements de manière à éviter toute répercussion défavorable sur l’équilibre financier des établissements.

 

L’augmentation du forfait journalier

 

La construction des objectifs a également tenu compte de l’augmentation du forfait journalier de un euro au 1er janvier 2005. En effet cette recette supplémentaire pour les établissements doit permettre de diminuer d’autant la part de leurs dépenses financée par l’assurance maladie. Pour l’ensemble du secteur cette recette supplémentaire a été estimée à 120 millions d’euros.

 

 

 

II. Le financement à l’activité

 

L’année 2005 constitue une étape supplémentaire dans la mise en œuvre de la tarification à l’activité puisque les recettes de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (MCO), liées à l’activité, sortent du cadre de financement de la dotation globale.

 

Il convient de rappeler que le dispositif de convergence prévu dans le cadre de la tarification à l’activité s’appuie sur un mécanisme de financement mixte sous la forme d’une fraction des tarifs des prestations et d’une dotation annuelle complémentaire, la part financée sur la base des tarifs ayant vocation à augmenter progressivement chaque année pour atteindre 100% en 2012. Pour l’année 2005, la fraction des tarifs applicable a été fixée à 25%. Ce taux, supérieur à la part des charges variables dans les dépenses, permettra aux établissements augmentant leur activité de bénéficier d’un surcroît de recettes et donc de tirer pleinement parti de la tarification à l’activité.

 

Les ressources MCO sont donc attribuées en 2005 sous la forme du versement trimestriel, à hauteur de 25%, du tarif de la prestation, affecté le cas échéant du coefficient géographique applicable à l’établissement, ou des consultations et actes et du versement d’une dotation annuelle complémentaire. Par ailleurs, certaines activités bénéficient également d’un financement sous forme de forfait annuel versé par douzième. En outre, certains médicaments et dispositifs médicaux sont remboursés trimestriellement à l’établissement sur la base de leur consommation réelle.

 

 

 

Pour des raisons de faisabilité technique, liées au délai requis pour mettre en œuvre de nouvelles chaînes de facturation dans les hôpitaux et de liquidation dans les caisses d’assurance maladie, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2004 a prévu que les établissements transmettent, en 2005, les données relatives à l’activité et à la consommation des médicaments et dispositifs médicaux facturables en sus aux ARH qui les valorisent, puis arrêtent et notifient à la caisse pivot de l’établissement le montant à payer à ce titre.

 

 

 

2.1. Les ressources faisant l’objet d’un versement trimestriel

 

Il convient dans un premier temps de définir le champ des ressources concernées avant de préciser, dans un second temps, les modalités de valorisation et de versement.

 

A Les ressources concernées

 

Ces versements regroupent les sommes dues au titre de la fraction des prestations d’hospitalisation, des consultations et actes externes ainsi que des médicaments et dispositifs médicaux facturables en sus.

 

a) Les prestations d’hospitalisation vecteur de financement des activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie ont été définies par l’arrêté du 31 janvier 2005 susvisé. Ces prestations reposent pour l’essentiel sur la classification des GHM issue du PMSI. Par rapport aux prestations utilisées en 2004 pour déterminer partiellement la dotation globale, il convient de souligner les évolutions suivantes :

 

ð     la création d’un GHS supplémentaire de soins palliatifs : à compter de cette année, deux GHS majorés de soins palliatifs sont distingués selon que le patient est pris en charge dans un lit dédié à cette activité ou dans une unité de soins palliatifs reconnue par contrat entre l’agence régionale et l’établissement.

 

ð     la division du GHS d’autogreffes de cellules souches hématopoïétiques en deux GHS facturables en fonction de la durée de séjour (inférieur ou égale à 11 jours ou supérieure à 11 jours).

 

ð     la création de suppléments néonatologie : la prise en charge du nouveau-né en unité de néonatologie ou de réanimation néonatale ou pédiatrique, donne lieu à facturation, en sus du GHS couvrant les frais de séjour, d’un supplément dont le niveau est fonction de l’unité dans laquelle la prise en charge a lieu (unité de néonatologie, lit de soins intensifs dans une