I - ORGANISATION ET PLANIFICATION DU SYSTEME DE SANTE

 

 

F - Les usagers et les clients de l'" hôpital " :

On met trop souvent en avant le poids des dépenses de santé en oubliant de souligner les bénéfices que le pays tire de ce système tant pour la population elle-même (allongement de la durée de vie, amélioration de la qualité de vie, éradication de maladies contagieuses, ...) que sur le plan économique : le système de santé a contribué à hauteur de 6 %, selon le CREDES, à la formation du produit intérieur brut, emploie environ 800 000 personnes et a créé entre 1982 et 1992, 280 000 emplois dont près de la moitié dans le secteur hospitalier. Mais au-delà de ces données statistiques positives, reviennent toujours les deux notions : les dépenses ont atteint la limite du supportable et le système doit se perfectionner en augmentant sa rentabilité et sa qualité du service rendu, avec sous-entendu : le secteur hospitalier est largement gaspilleur.

" L’hôpital ", se remettant enfin en question, a d’ores et déjà progressé en augmentant sa productivité (baisse considérable en quelques années de la DMS) et en améliorant la qualité de ses activités (mise en place de protocoles et d’évaluation des soins) et du " produit " (large contribution à l’augmentation de la durée de vie et à sa qualité). Mais plus encore, il doit prendre conscience de plusieurs données :

* la santé est devenue un bien de consommation comme un autre, et les patients deviennent des usagers responsables ;

* la santé a un coût que certains trouvent excessif et l’hôpital coûte trop cher ;

* l’offre de soins est, dans beaucoup de régions de France, excédentaire et plus généralement mal adaptée aux besoins.

Aussi, dans notre société d'économie de marché, la notion de client apparaît à " l’hôpital " :

Ë  " L’hôpital " a donc différents clients qui sont :

* la caisse d’assurance maladie, et (peut-être) demain les assurances privées

* les agences régionales d’hospitalisation (ARH) qui vont devenir des agences régionales de santé (ARS)

* les patients

* les médecins libéraux

Ë  Qui dit client, dit exigences :

* la CNAM ne veut plus être le payeur aveugle

* les agences régionales d’hospitalisation (ARH) veulent répondre à des besoins de santé et planifier l’offre de soins qu’elle soit publique ou privée

* les patients veulent un produit (le soin) et un service (la qualité)

* les médecins libéraux ne supportent plus l’hospitalo-centrisme et veulent être considérés comme des acteurs à part entière du soin y compris dans l’hospitalisation

 Pour l'INPH, " l’hôpital " doit maintenant faire preuve de transparence et répondre de ses actes vis-à-vis :

* de ses financeurs

* de ses tutelles (ce n’est pas nouveau, mais c’est maintenant plus vrai)

* de ses patients, de leurs familles

* de leurs médecins traitants

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