I - ORGANISATION ET PLANIFICATION DU SYSTEME DE SANTE

 

 

A - Achever la réforme de la protection sociale

Les déficits chroniques, malgré les réformes parcellaires menées ne peuvent être dévolus aux seuls professionnels de santé. Il faut, pour aller plus loin :

1) Préserver le système de protection sociale afin de maintenir pour tous un égal accès aux soins d’égales qualités, expression de la solidarité nationale.

2) La délivrance des médicaments adaptée au traitement prescrit doit être mis en place. L’utilisation des médicaments génériques doit être incontournable. Il est essentiel de développer d’urgence le système d’information hospitalier qui permettra de gagner en qualité, en sécurité et en économie par une rationalisation du circuit prescription - dispensation - administration.

3) La formation médicale initiale doit être financée par la faculté (budget de l’enseignement supérieur). L’assurance maladie ne devrait participer qu’à la formation continue sur des actions ciblées sur les objectifs fixés par la Conférence Nationale de Santé.

4) La recherche doit être financée par le budget alloué à la recherche par l’État et non par l’assurance maladie (via les budgets des CHU) sauf en cas de contrats ciblés et ayant traits à l’intérêt de santé publique.

5) Développer la publication, l’évaluation et l’application des bonnes pratiques cliniques.

6) La formation médicale continue doit voir sa dernière réforme revue et corrigée (ordonnances de 1996) car les objectifs visés resteront inaccessibles en l’état du fait d’enjeux financiers et de pouvoir créés par les textes eux-mêmes.

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